Jeudi 22 mai 2008
J'allais me coucher, et comme par hasard je tombe sur une série de blogs de
fashionistas en herbe, alors évidemment ca me fait repenser à mon rapport à la mode.
C'est intéressant de voir les nouvelles tendances, j'aime me tenir au courant et je finis par suivre pas mal de trucs, que souvent je regrette à la fin (on passera sous silence les imprimés à pois -immonde- et le zébré). J'aime bien la mode, mais le porte-monnaie ne suit pas, ou alors j'ai d'autres priorités de luxe (la clope et les livres, surtout la clope) donc forcément c'est bien joli de baver devant un sac Longchamps ou des bottes Cavalli, mais quand t'as pas les sous, t'as pas les sous. Alors j'ai d'abord eu un rapport quantitatif: de la low quality, pour des succédanés de fringues dans le vent. Résultat, devenue une fille sage, j'ai sur les bras des tonnes de fripes immondes, des choses non portées, d'autres découpées (une nostalgie custom), des immettables (t'en vois encore des filles avec des débardeurs ficelles rose fushia?).
J'ai trois sacs de fringues dans le placard, qui y traînent depuis des mois, pour faire une BA (aller au Secours Populaire tu sais), mais ca prend de la place, alors au fur et à mesure que le temps passe, ca finit à la poubelle.
La petite robe bleue de Bershka, 19,90euros à tout casser, c'était mon premier achat depuis des mois, je ne me souviens même pas du précédent, c'est assez étonnant. Heureusement que ma soeur, modeuse en herbe, est assez généreuse pour me filer les trucs qu'elle ne met pas: qui de la veste Comptoir des Cotonniers, qui du jean Lord Richards. Mais sa garde-robe est dans un esprit basic, y'a que des variantes de gris.
Je reste tout de même une fille dans le vent, les copines admirent toujours autant. Sauf que je porte désormais toujours les mêmes jeans, les mêmes robes et les même bottes, ca commence à me saoûler, mais ce qui est bien avec le recul, c'est que je sais que je n'aurais jamais porté certaines choses que j'aurais bien aimé acheter (un exemple, les Richelieu, très in mais difficiles, de même que la robe bustier)
J'aime bien ces filles, toutes Parisiennes et qui font des collages des modèles de la Fashion Week, qui exposent leurs trouvailles des fripes. Sacs siglés, beaucoup de vintage, du H&M et du Zara, des collants en laine avec des boots, petit blouson et imprimés fleuris. Elles mettent un temps infini à se construire leurs habits, en virtuose elles composent (ca passe ou ca casse), et je comprends toujours pas comment on peut économiser pour s'acheter un truc de marque qui sera relégué dans un tiroir dans six mois. Mais malgré tout,comme chaque saison, en feuilletant les magasines, avec un oeil averti aux vitrines, je chope les tendances et mémorise mentalement ma composition estivale. On est pas cataloguée accro à la mode pour rien, mais être accro à la mode en province et à la capitale, y'a une nuance, beaucoup d'hypocrisie et un grand décalage.
J'aime pas les imprimés liberty, le tie&dye, ou la coupe aux genoux, mais apprécie les gros bracelets et le bleu lagon, la transparence et la superposition de voiles. En rêve secret depuis des mois, le Longchamps (même passé de mode dans deux ans, je finirais par l'avoir). Tenue préférée en ce moment, la robe courte et le sautoir, sous blouson de cuir et bottines, un printemps rock&girl, du gris, du bleu et du noir. Mais Juin arrive, il est temps de tout revoir. J'ai une vingtaine de chaussures, des manteaux à foison, des hauts et des bas qui débordent de mes placards, des bijoux qui s'emmêlent,
et je n'ai rien à me mettre
C'est intéressant de voir les nouvelles tendances, j'aime me tenir au courant et je finis par suivre pas mal de trucs, que souvent je regrette à la fin (on passera sous silence les imprimés à pois -immonde- et le zébré). J'aime bien la mode, mais le porte-monnaie ne suit pas, ou alors j'ai d'autres priorités de luxe (la clope et les livres, surtout la clope) donc forcément c'est bien joli de baver devant un sac Longchamps ou des bottes Cavalli, mais quand t'as pas les sous, t'as pas les sous. Alors j'ai d'abord eu un rapport quantitatif: de la low quality, pour des succédanés de fringues dans le vent. Résultat, devenue une fille sage, j'ai sur les bras des tonnes de fripes immondes, des choses non portées, d'autres découpées (une nostalgie custom), des immettables (t'en vois encore des filles avec des débardeurs ficelles rose fushia?).
J'ai trois sacs de fringues dans le placard, qui y traînent depuis des mois, pour faire une BA (aller au Secours Populaire tu sais), mais ca prend de la place, alors au fur et à mesure que le temps passe, ca finit à la poubelle.
La petite robe bleue de Bershka, 19,90euros à tout casser, c'était mon premier achat depuis des mois, je ne me souviens même pas du précédent, c'est assez étonnant. Heureusement que ma soeur, modeuse en herbe, est assez généreuse pour me filer les trucs qu'elle ne met pas: qui de la veste Comptoir des Cotonniers, qui du jean Lord Richards. Mais sa garde-robe est dans un esprit basic, y'a que des variantes de gris.
Je reste tout de même une fille dans le vent, les copines admirent toujours autant. Sauf que je porte désormais toujours les mêmes jeans, les mêmes robes et les même bottes, ca commence à me saoûler, mais ce qui est bien avec le recul, c'est que je sais que je n'aurais jamais porté certaines choses que j'aurais bien aimé acheter (un exemple, les Richelieu, très in mais difficiles, de même que la robe bustier)
J'aime bien ces filles, toutes Parisiennes et qui font des collages des modèles de la Fashion Week, qui exposent leurs trouvailles des fripes. Sacs siglés, beaucoup de vintage, du H&M et du Zara, des collants en laine avec des boots, petit blouson et imprimés fleuris. Elles mettent un temps infini à se construire leurs habits, en virtuose elles composent (ca passe ou ca casse), et je comprends toujours pas comment on peut économiser pour s'acheter un truc de marque qui sera relégué dans un tiroir dans six mois. Mais malgré tout,comme chaque saison, en feuilletant les magasines, avec un oeil averti aux vitrines, je chope les tendances et mémorise mentalement ma composition estivale. On est pas cataloguée accro à la mode pour rien, mais être accro à la mode en province et à la capitale, y'a une nuance, beaucoup d'hypocrisie et un grand décalage.
J'aime pas les imprimés liberty, le tie&dye, ou la coupe aux genoux, mais apprécie les gros bracelets et le bleu lagon, la transparence et la superposition de voiles. En rêve secret depuis des mois, le Longchamps (même passé de mode dans deux ans, je finirais par l'avoir). Tenue préférée en ce moment, la robe courte et le sautoir, sous blouson de cuir et bottines, un printemps rock&girl, du gris, du bleu et du noir. Mais Juin arrive, il est temps de tout revoir. J'ai une vingtaine de chaussures, des manteaux à foison, des hauts et des bas qui débordent de mes placards, des bijoux qui s'emmêlent,
et je n'ai rien à me mettre








