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Read me in July

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- Histoire des institutions publiques de la France,
M. et P.Mathieu
- Antimanuel de droit, E.Pierrat
- Microfictions

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- La confusion des sentiments
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Run, run, run

Entends-tu le chant des hommes qui courent après l'amour ?
Ce bruit sourd résonne nuit après nuit, jour après jour.

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Mardi 11 décembre 2007
P1000268.JPGJe fume, je fume, je ne suis qu'une machine à cracher de la fumée, maintenant j'ai presque honte d'aller chez notre buraliste tellement on y va souvent. On se fait un paquet de tabac en moins de deux jours, l'équivalent de deux paquets par jour chacun, je fume plus que je ne mange, que je n'écris, que je dessine, que tout en fait. Exhale aspire recrache.

Il pleut et depuis quelques jours j'ai pas mal de preuves d'amitié de certaines personnes, ca m'étonnera toujours, même si je crois toujours que, Amitié de cour, foi de renard, et société de loups, il en faut peu pour que je retombe dans la niaiserie de l'amitié éternelle, des gens biens, tout ca tout ca.

Ma copie de LGC est remplie de rouge, 7/20, aucune méthode, disgressions, propos inutiles, bien écrit, on sent que vous pourriez faire mieux, mais, aucune méthode, disgressions, propos inutiles. Je ne sais pas faire de commentaires composés, qui pourrait m'aider. J'ai foiré l'oral d'anglais, mais la prof est sympa, mais j'ai foiré tout de même parce que je ne le pratique jamais. Je ne sais même pas dire, je pense que les collections d'art devraient être toutes rendues publiques, depuis que les historiens et les archéologues nous ont fait voir l'importance des tableaux du passé, nous nous sommes rendu compte de leur valeur. J'ai un niveau lamentable.


Je réfléchis sérieusement à l'éventualité de dépenser mes paies, si je suis embauchée à MacDo (super) en janvier, dans le Rodéo de Longchamps car je n'ai vu aucun sac de valeur moindre plus beau ou du moins assez potable. Et de réfléchir à cette éventualité me fait prendre conscience de ma craintitude, parce que j'aurais des tas de trucs géniaux pour 450euros et que ce prix est abominable pour un sac, et je suis une matérialiste, une femme-objet des médias, participante de la société de consommation, une âme damnée.




MP3: The Chemical Brothers - Hey Girl, Hey Boy

par Heela
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Lundi 10 décembre 2007
Un coup monté machiavélique qui se termine avec des pâtisseries, et le revoir. Je me suis sentie tellement conne (et humiliée et crédule), mais ca fait du bien de voir qu'il est là, simplement là. J'ai presque fini mon dossier, enfin, il est mal fait, et pas encore de powerpoint. La semaine prochaine, il faut que j'aille au MAGASIN et voir l'expo de The Art Guys en attendant les conférences du musée en janvier. Acheter les derniers cadeaux de Noël. Peut-être une sortie à la patinoire.

J'ai une coupe de cheveux affreuse, je me sens moche mais j'ai le corps que je veux. Les repas de midi sautés, les salades MacDo et beaucoup de petites pâtisseries, il faudrait peut-être préconiser ca à celles qui veulent maigrir.
Je prends pas mal de photos en ce moment, j'ai eu peur un temps de ne pas rentabiliser mon numérique, mais en fait si.

Cette semaine, il y a l'oral d'anglais, le dossier d'art, le commentaire à rendre. Dans deux semaines ca sera les vacances, un tout petit peu plus d'une semaine, mais ca ira trop vite, entre Noël, le Nouvel An, le retour d'Angleterre de J., un VH avec A., voir les autres, et puis ces foutues 10h de conduite, j'ai déjà tout oublié depuis cet été. Et les partiels qui arriveront sournoisement.

Dans un an, tu seras à Paris, et nous deux encore ici, j'obtiens ma licence (mention Bien tout au plus), et je tente le concours EAC. Encore un an, et j'aurais vingt ans alors que je n'aurais pas l'impression d'avoir grandit plus que ça depuis mes 16ans.

Je rêve pas mal ces temps-ci, et dans le dernier, il était assez glauque, un brin de Heroes (je suppliais quelqu'un de me croire, que Untel allait venir, et que je venais du futur), une mort demandée, et à la fin, c'est mon anniversaire et Mr.B. se suicide en tombant sous mes yeux, et devant tout le monde, agonisant, il me dit, "je ne vais pas gâcher ce moment, pardon, je vais mourir un peu plus loin", et il se traînait.
Il y a trois jours j'ai fait un rêve atroce, je ne me souviens plus du détail, seulement de mon coeur dans le rêve qui battait vite, beaucoup trop vite, pire que sous l'effet d'un quelconque Poppers, et j'avais l'impression de mourir, et en me réveillant, la main crispée sur le coeur qui battait vite, trop vite.

MP3: Outkast - Mrs Jackson

par Heela
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Vendredi 7 décembre 2007
Lara elle est pas belle, ils chantonnent, Lara elle est pas belle, et leurs bonds lui font mal à la tête, ils résonnent et elle ne peut pas se boucher les oreilles parce que, parce qu'elle ne sait pas bouger, elle tombe beaucoup, il y a des grands bleus partout sur le corps et elle compte les couleurs, et la maîtresse inquiète qui convoque les parents,  Lara elle est méchante, et en plus elle est moche, leur farandole de fête sous un grand soleil trop jaune, la transpiration fait comme une pellicule transparente autour de ses yeux qui tombent quand elle essaie de ramasser ses larmes, Lara elle a pas d'amis elle est trop moche, ils ont de jolis habits Sergent Major, elle regarde avec envie les jolis boutons qui brillent, elle aimerait bien les avoir mais il y a du dégoût quand elle s'approche, elle tombe encore et essaie de compter mentalement combien ça lui en fera maintenant, mais le mal de tête est comme un monstre tout noir qui s'empare d'elle quand il fait trop sombre, ou quand elle a les yeux qui tombent dans des moments comme ça, elle hurle comme un fauve blessé mais les petits prédateurs ont les yeux qui virent au jaune, elle voit leur langue toute rose quand ils rient et s'imagine que ce sont des gros serpents tout luisants cachés sous une enveloppe de peau sans bleus, le mal de tête fait comme un grand vide de douleur et elle imagine des corps déchiquetés avec plus de sang que quand elle se fait trop mal et ca lui fait très peur, parce qu'il fait très beau et que la ronde des prédateurs est très belle, et qu'elle, Lara elle est trop moche, et puis ca sonne et ils redeviennent très sages et très gentils, ils lui font de grands sourires, mais Lara, elle voit leurs dents briller comme des crocs des loups d'histoire qui fait peur, alors elle ne va pas dans le rang, non, elle part en escaladant la grille et s'écorche le genou un peu, derrière elle il y a des gens qui appellent, Lara reviens, mais Lara n'entends pas parce qu'elle s'en va, elle obéit à ses jambes qui courrent et elle sait qu'elle ne pourrait pas les arrêter, et elle relève la tête et sur la route, les voitures


Et aussi inadapté que cela puisse paraître, j'écoute Ayo Technology de 50cents et de Timberlake en boucle pendant que je sortais ca d'une traite, et il n'y a aucun lien, l'inspiration est très saugrenue, et je n'ai mis aucun point final, ca se déroule comme une seule phrase et je ne m'en étais même pas rendue compte.
Sur ce, je vais m'habiller.

par Heela
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Jeudi 6 décembre 2007
P1000244.JPG


On est allés à l'expo William Klein à l'Artothèque, les photos étaient vraiment bien et certaines dérangeantes, ou génialement représentatives des années 60, mais une minuscule série d'une trentaine de photographies c'est peu pour ce que j'attendais. Et je me suis rendue compte qu'une image que j'avais collée dans mon agenda était du photographe, comme quoi tout se rejoint, c'est fou. Ce soir, petits fours et very special catalogue d'acquisitions du musée, et puis en rentrant peut-être bosser le dossier d'art, enfin bon. Cette semaine est riche en culture de toute sorte, reste à garder le rythme sur une longue période.

Toute proportions gardées, je suis extrêmement fière de cette photo de petit chat et si ca ne tenait qu'à moi je la ferais en grand et je la vendrais super cher.

MP3: BO Pulp Fiction - Girl, youll be a woman soon
par Heela
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Jeudi 6 décembre 2007
Aujourd'hui je suis allée pour la première fois à l'AG, mais au bout d'une demie-heure de discours des bloqueurs, on a abandonné, on est parties manger, parce que le débat était stérile, une prise de parole d'un anti-bloqueur contre une dizaine du parti adverse, c'était assez lamentable. Enfin bref j'ai appris qu'après 3h de blabla le vote du déblocage était fait (avec néanmoins les avis des bloqueurs, sur le vote corrompu, même si 78% des étudiants de l'upmf était pour la reprise des cours), et je ne sais pas si ca me soulage ou pas, parce que pendant ces périodes de troubles je me fais mes petites vacances avec réveil à 14h.

J'ai aussi ma carte de  membre des Amis du Musée de Grenoble, ce qui fait que j'ai droit à des avantages dont le plus important à mon sens est l'invitation aux vernissages. D'ailleurs vendredi, nous avons nos invitations à l'assemblée générale de la société, avec orchestre, buffet et distribution de catalogues des nouvelles acquisitions du musée, et c'est comme si on m'ouvrait la porte de la société, celle médiatisée, avec les robes de soirée, les coupes de champagne et les raffineries du genre. Et demain, conférence sur le XVIIIe à Venise. Tout ceci étant dans le but vénal et intéressé de me faire "connaître" dans le sens "voir" et non succès, car dans le milieu de l'art les relations sont fondamentales. De me goinfrer de petits fours en côtoyant ceux qui accepteront ou non de me prendre en stage.

klimt-gustav-die-erfuellung-1909-8700376.jpg
Je prends de plus en plus conscience de notre évolution, les pas inconscients que nous faisons vers un âge adulte. Il y a trois ans, il avait les cheveux longs, la guitare à portée de main, je changeais de style comme de chemise, il y avait le lycée et les soirées, l'alcool et la beu, les interros, la vie de famille. Aujourd'hui j'ai ma propre invitation à un événement culturel (so famous), il a les cheveux courts et des costards, je porte des talonds et mes Converses et mes Docs moisissent dans un coin.

J'ai écouté d'une oreille distraite le reportage sur Klimt-Schiele-Kokoschka,  et ma foi, à force, j'apprécie Klimt,  principalement pour l'aspect décoratif des parures féminines, les colliers et les cercles des robes, l'or  et les couleurs. Ca me plaît parce que ca me rappelle l'orfèvrerie des tableaux de Botticelli.


Ce soir on est allés dans ce fameux bar à shooters, c'était sympa et j'ai bien aimé sauf le mal de tête qui me serre depuis tout à l'heure, j'ai perdu l'habitude des cuvées et on s'est tous dit, qu'on se faisaient vieux, parce qu'on s'est directement mis à l'évocation de vieilles soirées passées. Pour la prochaine, bowling ou patinoire, on en est pas encore à se rendre dans des restos chics, et je suis impatiente d'avoir l'âge, les amis, les moyens

Le prix des drogues dures a gravement baissé et il serait intéressant de voir ce que je pourrais faire après un rail de coke. Non, ce n'est pas bien. Mais étant donné tout ce qui m'emprisonne quand je gribouille des trucs, et dont j'ai conscience, quelque chose qui sortirait l'être de soi-même est une expérience intéressante. Ou alors ca serait de la merde, comme d'habitude. Au choix.
Plus tard j'aurais les tableaux de Maly ( www.maly.fr/ ) des parents, et je devrais surveiller la côte de l'artiste histoire que, si dans quarante ans elle grimpe brusquement des quelques milliers d'euros d'aujourd'hui à des dizaines demain, on vende le grand tableau que j'aime le moins (le paysage portuaire dans la brume, truc du genre) comme ca on sera super riches et je pourrais m'acheter des trucs d'arts à Christie's ou à l'hôtel Drouot ahah. Vénale.

MP3: Saltillo - A Necessary End

par Heela
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Lundi 3 décembre 2007

Harma---Sanne-01-by-vallendester.jpg
Elle sautillait allègrement. Les corbeaux, discrets à leur habitude, la suivaient de leurs petits yeux, de branche en branche, le vent formait comme des tourbillons sous ses pieds, on aurait dit qu'elle se téléportait mètre après mètre. Les gens s'arrêtaient, charmés, et puis reprenaient leur chemin, avec des pensées aimables en tête. La vitrine d'un magasin lui rendit son reflet, sa petite tête de moineau tombé du nid avec ses grands yeux noisette. La porte ouverte, sur le commerçant qui eut tout de suite des pensées aimables. Bonjour, mademoiselle, que vous faut-il? Il est l'heure, comme dans un murmure, et l'iris vacillant il s'écroula. Joyeuse et pleine de gaieté, elle reprit sa route. Il y avait beaucoup de choses à faire, beaucoup de choses depuis un certain temps, et elle n'oubliait jamais sa liste, elle se la gravait instantanément à l'arrière de son cerveau, et elle exécutait ce pourquoi elle existait. Elle passa devant un clochard recroquevillé sous un platane, et eu un soupir agaçé devant les ravages présents, mais c'était encore trop tôt, et le vieillard qui s'était redressé la vit s'éloigner en lui clignant de l'oeil.

Pour le plaisir, et non pour une quelconque fatigue, elle déambula au hasard dans un musée, devant les chairs nues, les envolées des drapés, et eut une certaine nostalgie du temps passé. Les belles femmes, et les laides, les commerçants et les nobles, au temps de la lèpre. L'angoisse qui se dégageait des corps en serpentine, contorsionnés, les épines qui faisait couler le sang du Christ, oh oui, elle aimait l'art. Elle salua religieusement quelques noms appréciés, et sortit.

Ca y est, il était libre. Le vertige que cette pensée lui procura le laissa étourdi. Il y a quelques heures, il en était encore là, à compter les rainures des barreaux, et maintenant que les procédures étaient finies, il pouvait profiter autant qu'il voulait de la ville qu'il retrouvait. Elle lui tenait la main, et dans les yeux de la petite, c'était Noël avant l'heure, elle tenait par la main celui qui n'avait jamais vu ses dessins que derrière une vitre embuée. Les gens qu'ils croisaient leur souriait ou s'affairaient à des tâches importantes, peu importe, l'air pollué était comme une cure de jouvence, ses narines en palpitaient. Etre vivant parmis les humains ses congénères.

Elle demanda un chocolat chaud, et lui une pression pour fêter l'évènement. Pendant qu'elle lui racontait avec fébrilité tout ce qu'ils devaient faire ensemble, tout ce qu'elle avait prévu de faire, ce qui s'était passé durant son absence, il analysa brièvement son ressenti. Une bonne bière, la cigarette racornie entre l'index et le majeur, le brouaha ambiant. Et les yeux verts de minouche, de la princesse, de son bébé. Tu ne m'écoutes pas, indignée, la princesse, et ses boucles rousses qui s'agitaient. Il était si heureux.

Elle regarda sa montre, il n'était pas si tard, mais les minutes comptaient beaucoup. Aujourd'hui, elle avait côtoyé l'épicier, la vieille dingue aux chats, l'autre vieille et son appareil respiratoire, qui pendait désormais avec l'air qui ne servait plus à rien. Un jeune si émacié qu'on aurait dit qu'il était déjà passé de l'autre côté. On ne regrette rien tant qu'on a bien vécu, se disait-elle avec humour, car personne ne considérait avoir bien vécu s'ils étaient pris trop tôt, mais trop tôt pour quoi? Elle réfléchissait à ca tout en arrêtant la respiration du nourrisson qui toussait depuis des heures. Elle était déjà partie dans une volée de vent quand la mère hurla son désespoir dans le voisinage.

Il lui racontait, la vie en prison, les petites arnaques gentillettes pour avoir quelques cigarettes de plus, son pote David qui avait une cicatrice en forme d'étoile sur la joue, les relations amicales avec les gardiens, la nourriture, pire qu'à la cantine? Pire qu'à la cantine, ma princesse, mais ca allait, tu sais, en passant sous silence la morsure des nuits et les coups dans le mur gris, les coups recus et ceux offerts, à la volée, les rapports de force inévitables et l'ennui immense, le désespoir de l'exclusion, à se pendre s'il n'y avait pas eu la lueur verte des yeux de la princesse.

Il est l'heure, il est heure chantonnait le feu follet en bottines, quelle mélodie joyeuse, quel bonheur était-ce, la vie. Elle s'assit sur un banc en souriant à demi, les paupières plissées. Il n'y avait pas besoin de consulter sa montre, ni trop en avance ni trop en retard, telle était sa devise. Elle fit craquer ses jointures, engourdie par le froid du jour qui se déclinait, et attendit.

On a beaucoup de choses à faire ensemble, et ils avaient beaucoup marché en discutant, et en riant. On rentre? On rentre à la maison, et sa voix un peu éraillée se fit rauque en prononcant la phrase des gens normaux. Un peu essoufflé, attends un peu, s'assoir sur un banc. Il eut des pensées aimables en voyant la petite jeune fille tourner la tête quand il fut près d'elle. Elle souriait, de toutes ses dents blanches un peu pointues. Il est l'heure, dit-elle.



par Heela
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Jeudi 29 novembre 2007
Ma mère, elle croit à l'apprentissage pour soi, elle se cultive pour elle et pas pour les autres, et elle croit fermement que tout le monde peut y arriver, qu'on peut être capable comme elle de se faire des listes de mots en allemand à apprendre chaque soir, comme ca, pour le plaisir de la culture générale. Elle me dit, qu'il faudrait que j'apprenne dix mots d'anglais par coeur chaque jour, avec en plus un mouvement artistique à étudier. Elle regarde des émissions sur les chaînes allemandes, et elle a fait récemment un test d'anglais qui lui a dit, qu'elle faisait partie des gens confirmés. Et chaque matin, et chaque soir, elle fait aussi des exercices de yoga, de gym, elle prend des cours aussi, et elle fait ses cent ou deux cents abdos, elle dit que la jeunesse, c'est dans la tête, elle adore le champagne mais n'a jamais été bourrée, elle n'a jamais été en boîte, elle n'a pas été hippie, elle ne connaît pas le goût de la nicotine ni des drogues, mais elle a quand même eu des dizaines et des dizaines d'amis dans sa jeunesse. Elle a bien réussi dans sa voie, elle seule du département avait été recue à l'agreg, l'allemand pour le plaisir lui ouvre les portes de prof dans une classe internationale, et elle veut remplacer le buffet de la salle à manger par une bibliothèque d'histoire de l'art.

C'est un peu dur d'essayer d'être aussi lumineuse, même si aujourd'hui j'étais partie pour acheter des cadeaux de Noël j'ai craqué pour Mondes Imaginaires dans une boutique Taschen, et je l'ai feuilleté, en me forçant à lire en anglais et puis en allemand et puis en français, en essayant de retrouver des bribes de mes 7 ans d'allemand, j'ai abandonné. L'année prochaine je vais prendre des cours d'italien, parce qu'en histoire de l'art il faut savoir le français l'allemand et l'italien, j'ai déjà pas mal de livres dont je pourrais mettre dans ma future bibliothèque d'histoire de l'art moi aussi, mais je sais bien au fond que ce n'est pas pareil.
Les mots dansent devant mes yeux, je ne retiens rien sinon que ce qui m'intéresse, je préfère un peu de guimauve de Chauveau plutôt que les livres sérieux, et je ne finis pas les livres d'art que j'achète. Ce n'est pas pareil

Et je dois faire énormément d'effort pour entrer à l'EAC, et je vais en suer sang et eau pour parvenir aux objectifs que je me suis fixé, et j'ai peur que ca fasse comme pour l'ESAG l'année dernière, croire que je peux me reposer sur mes acquis alors que mes concurrents seront issus des maîtrises d'histoire de l'art, de l'école du Louvre, et que je serais là avec mes pauvres connaissances vaseuses.

Je dois connaître à fond l'actualité de l'art d'aujourd'hui (les grands pontes du marché de l'art, les différentes foires, et encore, si ce n'était que ça), et aussi replonger plus profondément dans les grands courants artistiques, de l'antique jusqu'à aujourd'hui, passer le test du TOEIC ou, du moins, me cultiver pas mal en anglais puisqu'à l'EAC le passage du test est quasiment obligatoire, et j'en suis là, avec l'enthousiasme retombé, à constater l'ampleur de mes vides.

Et je n'ai rien pour me pousser dans l'avant, personne seulement ma mère s'intéresse vraiment à l'art, amis, famille, personne n'a pas cet élan, et évidemment, ce serait si facile avec une amie férue d'art, un pote qui courrait toutes les expositions, des âmes d'artiste, mais il n'y a personne seulement la foi maternelle pour me pousser vraiment, personne avec qui parler d'Annibal Carrache, pour me retenir dans les salles de musée, quelqu'un de mon âge qui achète des bouquins d'art, et ca m'énerve, j'aimerais bien être un bout de femme qui en veut, qui a la hargne de la réussite, seule à part des autres, mais je suis celle qui s'éparpille et qui se retrouve en larmes à la fin, parce que la lâcheté est immense, et qu'il faut me flageller pour me faire avancer dans la bonne voie, et aujourd'hui j'ai fumé environ 25 clopes à la suite, et je m'aperçois à peine de l'effet d'une, et je les enchaîne, et je reste sur l'ordi, alors qu'il y aurai tellement de choses à faire, je ne sais pas me cultiver pour moi-même, pour mon plaisir, il me faut quelqu'un pour avancer, et ma mère ne suffit pas, mais il n'y a personne pour me pousser de l'avant et je reste là, à attendre, finalement, que je me rétame.


MP3: C.Willem - Jacques A Dit

par Heela
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Lundi 26 novembre 2007
Les gens qui se plaignent de leurs petits problèmes familiaux, je leur ris à la gueule. Même ceux qui ont de gros problèmes, je leur crache dessus. Parce que rien ne peut être comparable au drame qui se joue-là, en ce moment, et dont je n'avais pas encore saisi l'ampleur. Ma souffrance adolescente étais savamment construite, j'avais avec moi ce qu'on appelle le recul, la prise de conscience, même au plus bas je survolais mon état avec lucidité. Ce qui se trame en ce moment est si glauque, si désespéré. En parlant avec lui, j'ai vu l'horreur qui se cachait tout au fond, et même si adulée je suis prise pour modèle, nous n'avons tellement rien en commun, nous sommes éloignés en tout même si de prime abord on croirait qu'il met ses pas dans les miens.
Il a franchi la limite, dans sa vie le réel n'existe presque plus et loin d'eux je n'ai pas pu le sauver; parce qu'en vérité je suis la seule lumière dans sa noirceur qui va toujours plus loin, toujours plus profond, et je retrouve une épave, quelque chose de fou dans  les yeux, les poèmes morbides, l'épingle à nourrice dans l'arcade, les trous dans la peau, le débit de paroles mâché et saccadé, les gestes de pantin qui suit désespérément ce qu'il croit être juste pour être accepté
Il a des traces de scarification sur les poignets, les petits soldats encore éparpillés dans toute la chambre, 15 ans et la solitude aliénée. Regarde, toi aussi tu faisais pareil. Non, ce n'était pas pareil. Pourquoi?
Pourquoi, et toute mon horreur ravalée derrière un visage neutre, une expression pensive pour autre chose, les paroles banales d'une discussion normale, et derrière cachée toute mon incrédulité et ma tristesse. C'est un petit être qui se traîne, un filet de haines et de rejets, et la fragilité de ceux qui  sont expulsés hors du social, de ceux qui sont bannis du monde humain tout simplement parce qu'il leur manque le code des usages sociaux, avec tout ce que ca a de réglé et d'hypocrite. C'est une espèce d'ombre qui rampe au sol et qui croit à ce que les autres lui font voir de lui-même, un monstre inhumain, bizarre, anormal, à jeter. Il est conscient et lucide, mais cette lucidité s'arrête à son état et le reflet de la société, il n'y a pas ce recul conscient
Et sa douleur, et la douleur parentale, un conglomérat de souffrance insupportable, au delà des mots, ceux extérieur ne peuvent pas comprendre. Et c'est intolérable, ce sentiment, et les leurs
Il y a quelque chose de pathologique dans son état, parce qu'il ne ressemble pas aux petits gothiques ou aux autres banals ados en crise, il y a quelque chose de si profond qu'en connaissant ces douleurs d'âme, pour les avoir bien disséquées, je sais que cet état va au-delà des limites du responsable, il y a quelque chose de si dangereux, de désespéré, et moi je n'étais pas là, et je ne serais pas assez là, et pourquoi devrais-je seule porter le fardeau d'une vie humaine sur le fil? Une ombre de lui-même et dans son état quelque chose qui a franchit les bornes du réel
Mon petit frère, mon tout petit frère, et le plus horrible c'est cette conscience aigue que plus tard, si nous ne faisons pas quelque chose, ou plutôt, si je ne fais pas quelque chose,  l'avenir a un goût de mort, une odeur de cadavre, quelque chose de suicidaire ou de meurtrier, d'un être hors du monde et rejeté des codes sociaux n'a plus que des instincts désespérés
j'ai envie de hurler, tant de douleur
par Heela
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Mardi 20 novembre 2007
Pour achever ma geekitude, je me suis remise à Heroes, saison 2, et je suis désormais bel et bien déconnectée du réel, comme il y a quelques mois, à passer une semaine sans rien faire sinon regarder les saisons entières de Prison Break, Heroes, Dexter et Weeds. Et je suis lvl60 à WoW. Je deviens réellement une épave, et maintenant je n'ai qu'une envie, c'est de regarder Heroes, la suite, et rien faire d'autre. L'AG va décider demain si oui ou non le blocage continue, et d'un côté faudrait que ca s'arrête (pour mon bien, retourner au réel) mais de l'autre, non quoi (pour mon bien aussi, j'ai pas fait le dossier en art). Je me fais pitié.

Et cette année j'ai fait, en tout, 5 colorations, 2 décolorations, en rajoutant à cela les extensions, j'ai les cheveux morts, je les perds par dizaines, ca fait quand même pas cancéreuse sur le retour mais ils ne sont vraiment pas en forme.

Je remets encore les choses au lendemain, je me nourris de salades macdo et de nutella, je fais du pvp et je regarde beaucoup Arte, ou les clips. Dehors il y a beaucoup de vent et la température baisse degré par degré, la neige a fait son apparition sur les cimes, mais quand on habite à Grenoble on ne regarde même plus la beauté des montagnes aux alentours. Je n'ai rien à photographier à part les exploits de notre chaton cascadeur, mais à part ca, rien. J'ai pas de vie sociale, à part sur msn, heureusement que dans deux semaines on va se faire la sortie revival terminale L avec les copains restés à Valence, mais ca ne m'intéresse pas plus que ca, en plus je vais rater la nocturne de l'ouverture du marché de noël c'est dommage.

Je me vautre dans ma décrépitude, j'étais tellement habituée à faire beaucoup de choses avant, à sortir souvent pour oublier le fait que j'étais seule, que j'avais un néant noir à l'âme. Je me forcais, c'était pas terrible, mais l'oubli était là. Aller en ville, aller aux soirées, voir des gens, souvent, avoir toujours une sortie de prévue en tête. J'ai pris l'habitude de haïr les journées perdues, je suis toujours de mauvaise humeur quand je me lève dans l'après-midi, parce que j'ai perdu des minutes à vivre, et ne pas sortir, ne rien faire de constructif une journée, c'est inenvisageable. J'aime pas rien foutre, rester là à dormir, devenir vaseuse à être sur le pc ou devant la tv, ca me rend folle. Il me faut cette mini dose d'air respirable, mais j'ai rien à faire, en fait si, mais ma paresse s'étend et moisit les motivations, lâcheté.


MP3: Ridan - Objectif Terre

par Heela
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Samedi 17 novembre 2007
J'ai fait un rêve, et dedans y'avait Hitler. Il passait faire un meeting à Valence, et il y avait peu de gens qui venaient l'écouter, mais il avait la lueur folle dans son regard, de celui qui ne voit rien sinon la rage de vaincre ses haines. J'ai fait des rêves en un seul, des superpositions, et une scène où il y avait tous nos potes et dans la neige je m'amusais avec une fille, follement jeune et délurée, une mini-Lolita, et je m'étais dévêtue, à demie-nue, et je prenais conscience de ma pudeur et je courais me rhabiller. Et puis j'étais Leni, et ma famille était juive, et il y avait plein d'asiatiques regroupés et Hitler et ses hommes nous saisissaient et nous enfermaient dans des cabanons, je déposais mes lunettes en y entrant mais après j'avais du mal à lire ce que mon frère dehors m'écrivait sur l'écran, et le clavier était tout en japonais, je lui demandais d'aller demander mes lunettes. Et puis une deuxième scène, il y avait Hitler qui me disait que j'étais la plus belle vue au monde et je lui riais au nez, et pleine de pitié je lui disais d'aller visiter les grandes villes du monde, qu'il verrait des filles cent fois plus belles que moi, qu'il était tous les jours enfermé dans son petit monde, et il était presque attendrissant, à s'en défendre maladroitement, et j'éprouvais une sorte d'attirance (pas niveau amoureux ou sexuel) répulsive à son égard. Et puis je me suis réveillée après une séquence où j'étais dans un espèce d'ascenceur-monte charge et je croisais un mec auquel j'avais déjà parlé, et je ne sais plus après

par Heela
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Samedi 17 novembre 2007
J'ai fini de lire Le rêve Botticelli, de S.Chaveau. L'histoire retracée et romanesque du peintre, le tourbillon de la ville de Florence au XVe siècle, les Médicis et les vérités historiques, une histoire des tableaux, La primavera, la naissance de Vénus, Léonard de Vinci. Plus passionnant mais beaucoup moins sérieux que les bouquins d'histoire de l'art, au moins les romans ont le don de donner du souffle, et encore imprégnée de l'Italie de la Renaissance, j'essaie de retrouver dans les visages de la Primavera celui de Sandra, j'essaie de retrouver celui de Simonetta, la tristesse des Vierges à l'enfant me renvoie les tressauts des amours Botticelliens, beaucoup plus passionnée qu'après un bouquin de P. Gros.

J'écoute Amy Winehouse, j'ai fini de regarder comme maintenant presque chaque soir On est pas que des parents d'Arte, et Allô docteur qui est toujours intéressant (ce soir, les additifs alimentaires). L'homme de ma vie se bat conttre les Alliancieux dans un bg, et prise d'inspiration j'ai essayé de recopier (la copie est un moyen, pas une fin, j'aurais dû vivre à la Renaissance) un visage d'ange de Leonard, mais mon ange de l'Annonciation n'a pas ce sourire énigmatique du maître, il n'a pas cette douceur infinie dans ses prunelles, il n'est pas inexpressif, mais il y a un air sournois exaspérant, et je ne sais pas pourquoi, peut-être un micro millimètre de paupière tombante en plus, des lèvres moins charnues, moins relevées, une ombre fautive du critérium, que sais-je, mais je n'ai pas réussi à rendre la lumière qui s'émane du visage. Le sourire Da Vinci est un  mystère, un art de virtuose.


Botticelli-Birth-of-Venus.jpg(Détail de la naissance de Vénus, Botticelli)

L'année dernière je dépensais en fermant les yeux, je m'achetais des habits toutes les semaines, des bijoux de mauvaise qualité, des babioles. Cette année, je perds mon budget en allant à la Fnac. C'est mieux, évidemment, mais les comptes en banques ne font pas de réduction sur les choses utiles (quoique, un calendrier Da Vinci à 10euros n'est pas forcément utile en soi, ca serait plutôt du niveau de l'esthétique de la chose), et l'argent s'écoule de même.

La fac est toujours bloquée, c'est chouette, mais ce qui est inquiétant c'est que je n'en profite pas pour travailler, non, je change de guilde dans WoW, je suis bientôt lvl58 et j'ai de bonnes pièces d'armures,  je vais en ville ou faire les courses, je lis et je prends des bains, je range un peu, mais c'est comme si la fac n'était pas bloquée, il n'y a pas de changements dans la vie de tous les jours, et c'est inquiétant, de ne pas voir la différence, j'ai repoussé de 5 jours mon retour à la bibliothèque du musée, pour mon dossier à rendre, et je n'ai pas mis en forme mon commentaire composé. Je fous que dalle, en fait. si, j'ai noté au crayon à papier les différentes catégories de choses à apprendre sur mes nouvelles pochettes, pour l'entrée à l'EAC, et puis c'est tout, c'est tout vide. Il faudrait que je me refasse un emploi du temps pour me motiver, mais faire une jolie liste c'est encore repousser le travail, que de drames.

J'ai toujours deux toiles vierges et le matériel à l'huile presque neuf qui prend la poussière, j'ai envie de m'y remettre, mais je veux toujours aller trop vite et au final, ca ne ressemble à rien sinon à un semblant d'oeuvre ratée bâclée, alors je vais recopier encore beaucoup de visages Botticelliens et Léonardiens avant de me lancer, parce que je regarde les graines montantes du net d'aujourd'hui, et tout le monde fait du manga, de la BD (avec brio certes, voir Paka et autres), ou des oeuvres trop photographiques  (Calirezo), mais moi je veux peindre la Renaissance, ca fait longtemps, que je veux faire une Vierge, et c'est débile dit comme ca, mais la douceur des traits, le drapé et le voile sur les cheveux des madones, moi ca me fait rêver.



MP3: Amy Winehouse - Back to Black

par Heela
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Jeudi 15 novembre 2007
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Quand il fait très froid, c'est le seul moment où j'ai envie, extraordinairement, de boire un chocolat chaud dans une grande tasse blanche, au chaud dans un salon de thé ou un bar. Et de prendre des bains à 45°, et aussi de lire des livres tassée sous la couette, le radiateur à fond, une certaine idée de reclusion dans l'appart et les portes fermées sur l'extérieur
C'est bientôt l'ouverture du marché de Noël, pâle copie de ceux de Strasbourg ou de l'autre côté du Rhin, les lampions et les coffrets cadeaux des parfumeries. Il a neigé ce matin mais à 14h heure du réveil tout avait fondu et j'ai été soulagée même si au fond c'est joli le décor de cartes postales. J'ai envie de gâteau au chocolat et de blé Ebly, de Ferrero Rocher et de pain d'épices.

J'ai compris qu'en art, il n'y avait pas de demi-mesure, il y a ceux qui sont des artistes, des vrais, à l'art protéiforme, la créativité en geyser multicolore. Je regarde ces blogs, ces dons incroyables, et je m'interroge.
Et puis il y a le bas, le reste, ceux qui se croient doués mais qui n'ont pas le sens de la forme, des proportions, de la perspective, et qui dessinent du manga, ou de jolies elfettes ailées, mais qui n'ont pas vraiment d'autre choix, parce que le reste, c'est trop dur. Et je m'interroge.
Où est-ce que je suis, moi?

Malgré les turpitudes de l'existence j'ai très envie d'être à Noël parce que l'homme de ma vie va m'offrir une tablette graphique. Je suis à la pointe du hi tech, entre mon ordi HP, le baladeur mp3 collé à l'oreille, le bridge numérique et (bientôt, bientôt) la tablette graphique. Je suis in, mais je ne sais pas vraiment si ca va à l'encontre de mes convictions ou pas. C'est difficile à dire.


MP3: BO Scarface - Push it to the limit

par Heela
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Mercredi 14 novembre 2007
Même si j'ai l'étiquette de "classe moyenne aisée", que je me suis inscrite sur le site venteprivée et que j'hésite à participer à la vente Longchamps demain, que je méprise les gens populo, j'ai heureusement des parents ayant une pensée de gauche, ce qui fait que je suis fondamentalement de gauche même si la gauche en tant que parti est complètement atomisée. Je suis en train de parler des mesures Sarkozy à quelqu'un qui a voté pour lui (certes en réaction contre Ségo au 2e tour)  mais, même si j'ai trop de lacunes pour exploser ses arguments, le fait que des gens pensent qu'il faudrait supprimer le droit de grève, que les mesures injustes qui vont être prise, leur réfutation, "ce sont du pipot", que c'est bien que monsieur le président se bouge autant, ca me donne des envies de meurtre, des envies de sale raciste envers tous ces gens qui font partie de la France et qui la pourrissent de leur insconcience et de leurs idées préconcues, sans avoir un minimum de sociologie et de philosophie dans leur putain de cerveau, parce que FN et Star Ac', parce que immigrés expulsés et le je m'en foutiste , ceux tirent la France pays des lumières vers l'obscurité, j'aime pas les gens, non, je les hais quand ils pensent comme ça

Mais qu'est-ce qu'on peut y faire? C'est partout pareil dans tout le reste du monde, et il y a toujours pire, il y a toujours plus gangrené, qu'est-ce qu'on peut y faire? A part se tirer une balle dans la tête? Bonjour, planète terre, regardez les humains d'en haut, regardez les bien, et puis écrasez les du talond, ca fera une terre de sang, on n'y verra plus rien, ca sera très joli, et ils se tairont enfin.


par Heela
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Lundi 12 novembre 2007

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[
Je n'ai pas l'âme d'une collectionneuse passionnée, mais il y a certaines choses absurdes dont j'arriverais jamais à décrocher. Comme les carnets, les petits carnets noirs "plébiscités par les plus grands artistes", vendus à la Fnac, les cahiers reliés au je ne sais quoi de revival' college (la liste de rentrée, avec cahier grands carreaux grand format etc), les carnets de croquis, les bloc-notes, tous les carnets et à chaque fois je me sens irrésistiblement poussée à examiner les modèles, caresser la texture, admirer le packaging. Cet après-midi, à Gibert Joseph, il y avait les fameux carnets à grosse couverture, un peu kitsch mais fabuleux et chers, un petit carnet avec des dessins de piédestaux doriques, mais j'ai juste craqué pour un carnet de croquis, un autre encore, alors que mes tiroirs sont déjà remplis de cahiers divers vierges ou tout juste commencés, c'est bête, c'est compulsif, mais ce sont des carnets et je ne m'en lasse pas. ]



Je veux être sérieuse (ou, du moins, mettre tout en oeuvre pour réussir le concours dans un an et demi). Alors j'ai aussi acheté un bouquin (Le marché de l'art) et des pochettes multicolores, parce que j'ai décidé d'amasser un bon pâté de culture général. Ce matin je me suis réveillée à 06h30 sans réveil, pour une fois que je n'avais pas cours, et je n'ai pas réussi à me rendormir parce que je réfléchissais à mon système de classement. Une pochette pour chaque période artistique (art antique, art médiéval, art moderne, art contemporain, art d'aujourd'hui), une pour les diverses informations que je glanerais sur le monde de l'art, une autre pour la culture, les expositions vues, et caetera. Je suis un peu une forcenée du rangement, du classement, qui fait des listes pour se motiver à travailler, mais bon je ne suis pas maniaque non plus hein. Bref...

Non, vraiment rien ne sort.




Et j'aimerais bien, plus tard, me lever toujours à ses côtés, et le chat lové dans les draps, et l'espace ouvert entre les yeux si large et si lumineux, et l'aurore qui éclate en des milliers de petites poussières qui viennent se briser sur les grandes fenêtres. Savoir que j'ai beaucoup de choses à faire, et organiser un espace structural pour tel artiste, et dénicher de nouveaux objets chez des antiquaires, que je pourrais analyser en un seul coup d'oeil, et en apprécier pas seulement tel aspect esthétique. Et puis avoir quelques rendez-vous, et le soir retrouver celle-ci ou ceux-ci autour d'un verre, que tout se perde joliment dans de petites bulles d'aube azur.

MP3: Air - Alone in Kyoto
par Heela
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Dimanche 11 novembre 2007

J'aime beaucoup la nouvelle chanson de Jenifer ce qui me perturbe gravement.

J'ai décidé (en vertu de la raison malgré moi) qu'il fallait mieux patienter encore un an, obtenir ma licence, et puis passer le concours pour entrer en équivalence à la formation bac+5 de l'EAC, et également passer les tests pour l'entrée en 3e année de la formation bac+3, histoire d'être sûre d'y entrer.
Ce qui fait que j'ai encore un an et demi à ronger mon frein, mais aussi à me préparer vu que maintenant je sais ce que je dois faire. Faire des stages au musée de Grenoble, monter des projets culturels (c'est là que ton idée de site communautaire de textes rentre en jeu Pichi!), me cultiver à fond. Lire les magazines d'art, les bouquins sur la Renaissance.
sam12.jpgEt puis avoir une longueur d'avance, comme déposer mon CV chez Pimkie (parce que j'aime bien la gérante et que Jennifer ou Pimkie c'est du pareil au même, ca ne demande pas beaucoup d'efforts) pour y bosser cet été. Postuler à Macdo en janvier pour me faire des sous, et alléger les frais de mon inscription à l'école (8200euros la première année du bac+5 avec les cours de remise à niveau et 6550euros la 2e année). Ca fait beaucoup de choses à faire, de travail en prévision, mais c'est plutôt chouette.

Sinon hier je suis allée voir l'expo impressionniste, sympathique même si ca ne me touche pas trop, à part quelques lithographies de Degas et un tableau de Renoir, des peupliers en automne, je ne me souviens pas du titre exact et je n'arrive pas à retrouver l'image sur Google. Et puis aussi deux tableaux de Monet, des vues de Londres et de la Tamise dans le brouillard, dont parlait Arts Magazine que j'ai acheté récemment.
Mais j'ai découvert dans les autres salles un peintre contemporain en particulier,
Sam Françis, dont j'aimerais bien avoir un tableau dans notre future maison aha.

Et sinon, j'ai découvert deux émissions géniales sur Arte que je n'avais jamais vu, On est pas que des parents et J'irais dormir chez vous, j'aime beaucoup. J'ai fini Sourires de Loup (que j'ai lu en 4jours, par petits bouts, et c'est sympa de savourer la lenteur, moi qui lit d'une traite), et je ne sais pas vraiment si je le place au-dessus, en dessous ou à même échelle que Ensemble, c'est tout de Gavalda. En tout cas ces deux livres sont des perles.

J'ai pas mal de choses à faire, et dans un futur très court: le dossier sur les correspondances entre les peintres du XVIIe, extrêmement problématique car je n'ai encore trouvé aucun livre qui parle de ces putains de lettres; la préparation de l'oral d'anglais (thème choisi: What makes a great collector?) où je dois absolument avoir plus de 12,5 car sans ça je n'aurais pas la moyenne sachant que j'ai déjà 0 en attendance -assiduité en cours-. Finir le site internet avec la lueur d'espoir au bout que le prof ne verra pas que j'ai utilisé Dreamweaver CS3.

Ce qui est agréable c'est de se dire que le futur proche est rempli de projets utiles, d'où le fait que beaucoup de mes notes en ce moment restent terre à terre, je ne pense pas, ou sinon à des choses matérielles, des trucs essentiels, l'avenir en termes de projets concret, et c'est rassurant.

MP3: Jenifer - Tourner ma page

par Heela
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